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SEPH - Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées

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En France, près de 3 millions de personnes ont vécu une dépression au cours des douze derniers mois et 19 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 9 millions de personnes) ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. Cette maladie peut toucher tout le monde.
La commission Européenne estime qu’en 2020, la dépression = 1ère cause d’incapacité de travail (4ème actuellement).

 
De quoi parle-t-on ?

La dépression est un handicap psychique qui figure dans la catégorie des « handicaps invisibles ». Le syndrome dépressif se caractérise par un épuisement émotionnel et une humeur dysphorique (changeante, instable) triste. Ce ressentit s’étend à tous les aspects de la vie. Une perte de goût des choses et de la vie, une faible estime de soi, un défaitisme, une moins grande vitalité. La dépression est différente des sautes d’humeur habituelles et des réactions émotionnelles passagères liées au quotidien. Elle peut entraîner une souffrance importante et engendrer une altération familiale et professionnelle. De longue durée ou récurrente, la dépression peut devenir une maladie grave. Rarement, dans les cas les plus sévères, elle peut conduire au suicide.
 
 
Comment la dépression se caractérise ?

Par des sentiments de tristesse, de culpabilité inappropriée, une faible estime de soi, des pertes d’intérêt ou de plaisir, des troubles du sommeil (insomnie ou au contraire excès de sommeil), des troubles de l’appétit (souvent associés à une perte ou un gain de poids), une sensation de fatigue ou une perte d’énergie, un manque de concentration ou des pensées de mort ou des idées suicidaires.
La dépression est une maladie associée à une perturbation du fonctionnement du cerveau affectant l’ensemble de l’organisme ainsi que la personnalité. La volonté seule ne suffit pas pour agir sur une maladie aussi complexe. Un traitement et une prise en charge adaptés à chaque personne et à l’intensité des troubles sont donc absolument nécessaires.
L’épisode dépressif, en fonction du nombre de symptômes et de leur gravité, est catégorisé comme léger, modéré ou sévère. Lorsqu’elle est considérée comme légère, la dépression peut être traitée sans antidépresseur. Dans les cas où elle a été diagnostiquée comme modérée ou sévère, l’association d’un soutien psychosocial à des antidépresseurs et une psychothérapie, est recommandée pour son traitement.
Dans le but de protéger le patient, notamment en cas de risques suicidaires avérés, il peut arriver qu’une hospitalisation en milieu spécialisé soit nécessaire.
 
 
Témoignage de Madame X :

« Suite à un évènement familial, j’ai sombré dans la dépression, sans m’en rendre compte au début. Mon entourage m’a convaincu de consulter mon médecin, puis j’ai été prise en charge par un psychiatre qui a jugé nécessaire de me donner un traitement. Toute cette période n’a pas été sans difficultés, à la fois sur le plan personnel mais aussi professionnel.
Le temps que je m’adapte au traitement, à ces effets secondaires, que je comprenne aussi ce qui se passe, m’a paru comme être une période de flottement.
Exerçant un poste d’employée administrative, j’ai rencontré des difficultés à faire mon travail dans les temps.
Des difficultés de concentration, de mémorisation et de manque d’entrain dans ce que je devais entreprendre. La culpabilité d’être dépressive rendait difficile pour moi la possibilité d’en parler à mon responsable. Toutefois, à force d’erreurs et de peur qu’on me le reproche j’ai demandé un entretien avec lui.
Son accueil positif et son écoute m’ont soulagé et m’ont permis d’entrevoir des solutions dans mon organisation de travail. Grâce à l’appui du médecin du travail et du Sameth, j’ai trouvé des solutions pour mieux m’organiser pour gérer mon temps de travail. J’ai pu négocier de modifier mes horaires de travail également durant cette période.
Aujourd’hui, je n’ai plus de traitement et j’ai retrouvé un rythme de travail analogue à celui que j’effectuais avant d’être malade. Mes horaires de travail sont à nouveaux normaux mais j’ai gardé en plus les ressources et solutions afin d’optimiser mon organisation du temps et de mon travail. J’ai retrouvé confiance en moi. »
 
 
L’importance des préjugés : en parler pour mieux travailler ensemble

Le problème de la dépression, et plus globalement du handicap psychique, est d’accepter qu’il s’agisse d’un handicap. Parce que les personnes en situation de handicap ont les mêmes tabous et idées reçues que le reste d’entre nous, elles ont du mal à demander une reconnaissance en qualité de travailleurs handicapé (RQTH). Le handicap représente souvent pour eux une étiquette. 
La personne atteinte de dépression doit se distancier de ses symptômes, et comprendre qu’elle n’est pas « fautive ». Parler de symptômes aide à comprendre qu’il s’agit d’une maladie qui a sans doute des origines psychiques, mais qui a pourtant des répercussions physiques, notamment en terme d’énergie ou de concentration.
En parler à son employeur et à son médecin du travail est fondamental et apporter une écoute active à son salarié est majeur pour mieux le gérer et trouver les pistes d’actions.
Parmi les recommandations aux managers, il faut éviter d’augmenter la pression sur les objectifs, l’aider à mieux s’organiser, lui épargner les informations inutiles, l’encourager à prendre des décisions et à écouter son intuition. De manière générale, éviter de critiquer son travail de façon sous-entendue, lui redonner confiance, l’inciter à être en relation avec d’autres collaborateurs, clients, …
 
 
Le rôle du Sameth :

Le Sameth est un partenaire service de l’Agefiph, dont l’offre de service est définie et financée par l’Agefiph. Le Sameth conseille les employeurs et les accompagne pour faciliter le maintien dans l’emploi de salariés devenus handicapés ou dont le handicap s’aggrave.
L’Agefiph propose, en complément des aides de droit commun, des aides destinées à faciliter le maintien dans l’emploi de salariés handicapés, dont l’aide au maintien dans l’emploi, la formation des salariés dans le cadre d’un maintien dans l’emploi, l’aide à l’aménagement des situations de travail et à la compensation du handicap, l’aide au maintien dans l’emploi des salariés en fin de carrière. Une partie de ces aides doivent être prescrites par le Sameth, qui accompagne l’employeur dans sa démarche.
En 2015, 24% des interventions de l’Agefiph l’ont été en faveur des employeurs et 12% en faveur des personnes handicapées pour le maintien dans l’emploi. Ce sont 17444 maintiens dans l’emploi réalisés en France avec l’appui des Sameth, dont 650 en Alsace.
 
Contacts utiles :          Sameth 68-67 – 140 rue du Logelbach – 68000 COLMAR
Tél : 03.89.26.36.16 / Fax : 03.89.41.47.97
Liens utiles :               www.agefiph.fr www.sameth68-67.comwww.mdph.fr



Action et Compétence, Association régionale de droit privé à but non lucratif, conventionnée par le Ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité et par l' AGEFIPH
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